JUSTINE VINCENT


DOCTORANTE EN SOCIOLOGIE DE LA FAMILLE

Justine Vincent soutient sa thèse sous la direction de Jean-Hugues Déchaux : "Projets parentaux et naissances en familles recomposées: parentalité, parenté et processus de recomposition familiale", dont voici l'intention :

"Le cœur des interrogations que les recompositions familiales ont jusqu’alors soulevées touche au(x) modèle(s) de parenté orientant les choix de ces familles ; le modèle jusqu’alors dominant fondé sur la biparentalité exclusive semble en partie re-questionné avec la recomposition familiale. L’étude du projet parental et de l’arrivée d’un enfant commun dans un couple recomposé nous apparaît comme une manière quasi expérimentale de renouveler ces questionnements. Etudier ce que cette naissance fait au couple et à la famille en recomposition nous permettrait d’éclairer les possibles mutations qui touchent au modèle de parenté dominant. Que « doit » être la famille pour les protagonistes ? Qui sont les « vrais » parents ? Il s’agira de saisir les normes pratiques qui organisent au quotidien les relations de parenté mais aussi les normes d’intelligibilité, soit les représentations de ce que « devrait » être la famille pour ses membres.

L’analyse se fondera principalement sur un corpus d’entretiens menés dans une approche biographique, auprès d’hommes et de femmes à la tête d’une famille recomposée. La perspective est de saisir le « processus de recomposition » conjugale et familiale, les expériences vécues, et par là donc, les significations données à l’ensemble de celles-ci et notamment à l’arrivée (prochaine) d’un nouvel enfant. Un suivi longitudinal est envisagé (temps de la grossesse, puis une fois l’enfant né). Enfin, l’exploitation des données de l’enquête ERFI offrira un nouvel éclairage.

1er Prix Jeunes Chercheurs CNAF 2016, pour le mémoire recherche : « Les miens, les tiens, les nôtres : des naissances en familles recomposées »

 

1/1

+